Bellzouzou, Pensées profondes, livre XVIII verset 126:
"un blog n'est pas seulement ce qui vous arrive. C'est ce que vous choisissez de dire de ce qui vous arrive, et comment vous le dites."

Bellzouzou, Pensées profondes, livre XXIV verset 777:
"tout est vrai, seul le reste est (peut-être) faux."

mercredi 26 novembre 2008

Un peu trop too much.

Ce matin au réveil, en découvrant ce petit dessin de Minipuce glissé sous ma porte, j'ai pensé que ma journée commençait vraiment bien.
Puis l'Ours m'a demandé si Alors, Georgette, bien dormi? mais comme il me pose la question chaque matin, je n'ai rien vu d'inhabituel là-dedans.
Mais recevoir un SMS de Poun Dis donc t'as vu, il y a George en très grand sur le panneau publicitaire derrière chez toi, bon il a une tasse de N***sso sur la tronche mais quand même c'est bien lui!!! et trouver quelques minutes plus tard dans ma boîte aux lettres ce petit mot de copine N.,
avouez que c'est troublant. Ça m'a fait presque fait penser à une conspiration.
Impression confirmée tandis que j'épluchais les patates pour la soupe.
Maintenant, je sais: aujourd'hui, c'est George's day, et encore plus que d'habitude.
(Tant pis pour vous).

mardi 25 novembre 2008

Daniel vs Abigail Luna.

Chais pas vous, mais moi, j'ai toujours trouvé ridicule le fait qu'en cours de langue étrangère on attribue pour l'année un autre prénom que le leur aux gosses.
De mon temps ma bonne dame, c'était chrétien, on vous anglicisait ce qui pouvait l'être, genre que Marie elle devenait Mary et Michel-Jean Mickael John, that was all folks et pis ça s'arrêtait là (autant vous dire qu'avec mon prénom de pomme de terre, on n'a jamais rien pu faire pour moi, et je l'ai gardé toute l'année -toute la vie même, c'te misère-)

Je croyais cette époque révolue, or à ma grande surprise, il y a deux ans, la prof d'allemand a germanisé le prénom de Monsieur Brisefer mon fils en Daniel. Ceux qui connaissent son vrai prénom peuvent rigoler un bon coup, les autres peuvent essayer de le deviner, qu'on ricane aussi. A la maison, ça nous amusait beaucoup, Eh passe-moi le sel, Daniel! on s'est pas gêné pour le charrier, le pauvre enfant. Terrible, que c'était. Mais dans le fond je trouvais toujours l'idée assez nulle, voyez.

Eh ben j'ai un peu changé d'avis depuis.

Parce que depuis que Minipuce a été baptisée Abigail Luna par sa prof d'engliche, j'ai constaté que quand je l'ai appelée six fois en vain pour manger, si la septième je hurle "Abigail Luna, viens manger!!!!!" elle vient immédiatement, croyez-le si vous voulez.

vendredi 21 novembre 2008

L'heure est grave

et je n'ai pas du tout envie de rire
J'espère que le voleur lit le journal, parce qu'il y est bien précisé que "malheureusement pour lui, ces clés ne lui ouvriront pas les portes du Paradis".
(mon rêve le plus fou, ce serait d'être journaliste à l'Echo, pas vous?)

mardi 18 novembre 2008

Différent.

Parce que je viens de lire où on va, papa?, me revient en mémoire le souvenir de cette femme qui était venue me trouver dans ma classe de campagne un soir pour m'apporter le livre "un petit frère pas comme les autres" et me demander de bien vouloir le lire aux enfants. Ce soir-là, j'ai appris qu'Adrien ne s'était pas trompé quand il m'avait dit qu'il avait un petit frère handicapé, trisomique 22.
" trisomique 21, tu veux dire?" l'avais-je repris du haut de mon savoir de toute jeune maîtresse. Puis j'ai rencontré Alexandre, 4 ans, qui bavait, hurlait en s'accrochant aux cheveux de sa mère, ne marchait pas et ne marcherait jamais;
J'ai parlé avec cette femme, leur mère, femme d'agriculteur, qui avait contre l'avis de son mari refusé une place en internat pour Alexandre dans un IME à Orléans et choisi d'arrêter de travailler pour s'occuper de lui, qui me disait son désarroi et sa fatigue. Qui me disait sa culpabilité de consacrer tant de temps à l'un et si peu à l'autre de ses fils.
Je me souviens lui avoir dit qu'elle était courageuse et l'avoir regretté immédiatement; mais elle avait juste semblé surprise et m'avait répondu qu'il n'y avait là aucune forme de courage, qu'elle n'avait tout simplement pas eu le choix.
J'ai revu cette femme quelques années plus tard par hasard. Alexandre était en poussette, et elle portait dans ses bras un très jeune enfant; elle s'était battue bec et ongles parce que son mari ne voulait prendre aucun risque, mais elle avait tenu à avoir un troisième enfant pour qu'Adrien n'assume pas seul la charge de son frère quand ses parents ne seraient plus là.

dimanche 16 novembre 2008

Chat-mallow.

Je n'étais pas sans savoir que ma bête féroce était parfois un peu étrange et que son estomac résistait aux plus terribles assauts, mais ça, comment que j'eusse-je pu le croire, hein?

vendredi 14 novembre 2008

Potins locaux (Fred, Sandrine, Vincent et les autres).

Figurez-vous qu'il y a de ça quelque temps, la grande et unique librairie digne de ce nom dans ma bonne ville de Chartres a été rachetée. Par un jeune couple qui l'a dépoussièrée, ré-organisée, re -dynamisée, re- baptisée*.
(Juste une petite parenthèse pour vous expliquer pourquoi je mets jeune en italique: je cite là ce que tout le monde raconte ici, mais bon, jeune, oui oui, façon de voir, j'ai vu de près, ça a quand même quelques pattes d'oies sur les bords, hein.)
Il se trouve que FreD, la fille qui l'a achetée (la librairie), c'est quelqu'un de jeune dans sa tête donc, et plein d'esprit que vous lui demandez n'importe quel bouquin elle vous le trouve dare dare, avec le sourire et les voeux de la libraire, en plus.
Qu'en plus elle me fait parfois l'honneur de raconter quelque bêtise en commentaire ici même.
Mais bon, personne n'est parfaite, et FreD a deux petits défauts et je profite que je soye sur mon bloug à moi pour m'exprimer clairement et dire les choses bien en face:
Petit 1) FreD n'aime pas qu'on dise de son homme qu'il resemble à Vincent Lindon, ce qui est quand même la vérité vraie je vous le dis, moi. Elle lève les yeux au ciel et dit d'un air faussement modeste "ah oui, tu trouves? c'est plutôt Francis Huster, moi je dirais". Ce genre-là. Elle a vu la vierge, FreD.
Petit 2) FreD aime bien faire sa cachottière, et ça, c'est pire encore. Genre: l'autre jour, tenez-vous bien, il paraît que Benoît Poelvoorde est venu dans sa librairie se faire conseiller et elle ne m'en a rien dit. Pas un mot. J'apprends ça dans un entrefilet de l'Echo Républicain, mon canard préféré. Je vois ça gros que même le jour où c'est George qui vient la voir dans sa librairie même pas elle me l'assomme le temps que j'accourre, et elle se le garde rien que pour elle incognito, vous pariez quoi?
Pire encore (si c'est possible), j'apprends par une personne bien renseignée qui, elle, ne me cache rien et c'est bien heureux, que ce n'est pas tout: Sandrine Kiberlain est récemment venue elle aussi à la librairie.
Hu hu, alors là, si c'est pas la preuve que j'avais raison (et pourtant je n'ai pas le triomphe facile d'ordinaire ce n'est pas du tout du tout mon genre).
Tu ferais mieux de te méfier, FreD: à mon avis, pour Sandrine, fais pas trop ta crâne, parce que c'était Vincent qu'elle cherchait.
* L'Esperluette, à Chartres.

mercredi 12 novembre 2008

Ben j'm'en fiiiche (crottes de nez et autre bazar).

Ma Puceminus traverse en ce moment sa période Ben j'm'en fiiiche.
( Soupir. Pour me consoler, je me dis que c'est la dernière fois que je traverse ça, moi aussi.
Avant d'être grand-mère en tout cas, à priori.)
- Puceminus, viens manger ta soupe!
- c'est de la soupe? ben j'm'en fiiiche, j'mangerai rien!
- Puceminus, mets ton écharpe!
- Ben j'm'en fiiiche, à la récré quand tu seras pas là, je la mettrai pas!
-Puceminus, ta maîtresse m'a dit que tu mangeais tes crottes de nez pendant la classe. Manger ses crottes de nez, c'est laid, c'est mal, il faut que tu arrêtes de le faire!
- Ben j'm'en fiiiche, (air de conspiratrice) quand la maîtresse elle me regardera pas, je le ferai encore.
(re soupir).

lundi 10 novembre 2008

A propos de mes genoux (et autres compliments).

Je ne vous apprends rien, quand on est maîtresse de maternoche, on reçoit souvent des compliments de la part de ses petits élèves. Tous les jours. Plusieurs fois par jour, même. (Et notez bien que la maîtresse n'a aucun mérite; elle peut être jolie comme un coeur ou moche comme une teigne pouilleuse, ses élèves la trouveront toujours belle, point final.)
Bon, ça fait toujours plaisir de s'entendre dire qu'on est beeeelle, ça c'est sûr, mais au bout d'un certain temps, on est quand même un peu blasée, pour tout vous dire. Faut dire que les enfants d'aujourd'hui, c'est plus ce que c'était.
Dans le temps on savait se tenir, on admirait sa maîtresse en secret, on souffrait en silence devant tant de beauté. Ma propre grand-mère, par exemple, institutrice de la République dans la campagne très profonde de 1940 à 1975 environ n'a jamais au grand jamais connu ce problème.
(Sauf une mémorable fois, où alors qu'elle passait près de sa table, un élève lui avait goulûment attrapé les fesses à pleines mains en lui disant "Hmmm, elle a de grosses fesses, Madame!!!" Mais de l'avis de ma grand-mère, cet élève-là était fou comme un lapin; et croyez-moi ce fut bien là la seule et unique déclaration d'amour qu'elle reçut dans sa classe et son souvenir alimenta les déjeuners dominicaux familiaux des années durant.
Il faut probablement chercher là l'origine de ma vocation (?) l'inconscient prend parfois de drôles de chemins, c'est pas ma conjonctivite qui dira le contraire, mais revenons à nos oignons, voulez-vous). Les enfants de maintenant, disais-je, ne sont plus ceux de ma grand-mère, ils se lâchent, ils s'expriment, ils font leurs déclarations d'amour sans complexe et le plus souvent, c'est tant mieux.
Quand c'est fait discrètement et modérément, quoi.
Parce que "Maîtresse, tu sais? ben t'es beeellle!" trois fois dans la demi-heure, ça va bien, hein. La première fois, on remercie chaleureusement, la deuxième on soupire discrètement, et la troisième on répond un peu vertement à Prunille que oui bon merci tu me l'as déjà dit tout à l'heure, maintenant tu colles les gomettes sur ta coccinelle je te prie. Chuis pas dure, nan, mais j'ai un programme à boucler d'ici la fin de l'année, je vous signale.
C'est ainsi que l'autre jour, alors que je racontais une histoire, assise sur une chaise de nain (les jambes relevées en équerre, donc) et les fameux nains tout autour, façon Woodstock, que j'ai vu Prunille et si ce n'est pas elle, c'est donc sa soeur ou sa cousine, se lever et venir à moi, j'ai voulu étouffer l'affaire dans l'oeuf immédiatement pensez donc, merci c'est très gentil mais va t'asseoir et concentre-toi sur l'histoire plutôt que sur ma légendaire beauté, mais la petite avait l'air de détenir une vérité particulièrement importante à partager là maintenant tout de suite, j'ai donc marqué une pause pour l'écouter: "Maîtreeesse, t'es beeeelle: tu as les genoux pointus!!" C'est là que je me suis chaleureusement félicitée d'avoir choisi d'enseigner à des petits de quatre ans plutôt qu'à des ados boutonneux aux prises avec leurs hormones qui m'auraient dit plutôt "eh M'dame, savez quoi? z'avez les seins tout pointus!!
(ou pire: z'avez les seins qui tombent, hein).

vendredi 7 novembre 2008

Sur le bout de la langue.

Comment ça s'appelle, déjà, le rapport probable entre le séjour de votre belle-mère chez vous et votre réveil ce matin avec des yeux de grenouille purulents et de l'eczéma tout autour des paupières?
Ah oui, so ma ti ser, je crois.

Diagnostic de l'Ours, hilare, ce matin au réveil: "bon sang, mais tu peux vraiment pas la voir, ma mère!!!!"

mardi 4 novembre 2008

Adios los palmitos.

Bon alors mes zamis virtuels, juste pour vous annoncer que présentement je suis reviendute, mais que je ne vais pas pouvoir bloguer des brouettes entières, vu que (mérité-je cette distinction?) ma très honorable belle-mère et la tronche à se déchausser une dent de sagesse qu'elle ne va pas manquer de me faire s'annoncent pour dans quelques heures.
Mais quand même, je reviendrai vous causer plus tard de Séville qui est la plusse belle ville de la terre entière, jamais vu plus beau que l'Alcazar, les petites rues pavées et fleurites, les oranges qui vous tombent direct des arbres dans la main, bref very charming tout ça.
********* [Et à tous ceux qui vont encore crier au blogubutoesque, aux sceptiques, aux jaloux et aux mauvais coucheurs, je dirai juste que:
oui, bien sûr, forcément, j'ai vu George à Séville vu qu'il me fait toujours le plaisir de m'accompagner partout,
hello Sweetheart! , que je lui ai dit, même
(on était drôlement contents de se retrouver lui et moi si vous voulez tout savoir)
tellement qu'on a sacrifié à notre petit rituel intime et confidentiel
(et ce qu'on a fait ensuite ne regarde que nous, faut quand même pas pousser, hein.)]