Bellzouzou, Pensées profondes, livre XIII verset 126:
"Un blog n'est pas seulement ce qui vous arrive. C'est ce que vous choisissez de dire de ce qui vous arrive, et comment vous le dites."

Bellzouzou, Pensées profondes, livre XXIV verset 777:
"Tout est vrai, seul le reste est (peut-être) faux."

dimanche 18 février 2018

Vrac micmac et foutrac du dimanche soir, avec pas grand'chose à (dire) lire dedans.

- Au ciné, vu Jusqu'à la garde, assez bien, (et la scène finale m'a laissée pantelante); en revanche, le dernier Woody m'a grandement déçue, bavard, bavaaaard, et vite vu vite oublié, d'ailleurs pendant le film je pensais à mon dîner du soir, ce qui n'est jamais bon signe, convenez-en. Et dire que Brisefer m'en avait dit le plus grand bien... (Brisefer, il faut qu'on parle!). Comme je reste toujours sur ma faim depuis quelques années avec Woody, j'ai décidé que je n'irai plus. (Pour des raisons purement cinématographiques, cependant).

- Comme l'amour pour la vie ça dure jamais bien longtemps avec les écrivains non plus, mon troisième Philippe Jaenada, La petite femelle, m'a moins emballée que Sulak et La serpe. Je vous dis ça, mais j'ai beaucoup aimé tout de même, hein, je trouve les apartés et parenthèses de l'auteur toujours drôlissimes, et ça se lit comme du petit lait (700 pages, ah oui, quand même).  Et puis il y a eu Winter is coming, de Pierre Jourde, un livre difficile sur la mort du fils de l'auteur, poignant.
Pendant mes vacances, j'attaquerai le dernier Ferrante (hâte, hâte) et le dernier Lemaître (qui paraît-il est nul c'est l'aïeule qui me l'a dit) et tout ce que je trouverai de Jaenada (ah, ça, moi, quand j'aime c'est pas à moitié, c'est pas Mads qui dira le contraire.)

 -J'arrive bien après la bataille, je sais, n'empêche, avec Puceminus, on s'est mises à fabriquer notre propre pâte à tartiner, et vous savez quoi? c'est vrai, on dirait presque de la vraie, la mauvaise la très vilaine, sauf que la notre elle est mignonne comme tout et politiquement correcte, sauf pour ma taille de guêpe. Voilà, je fais ma danette depuis toujours et mon nuttruc depuis peu, fallait que je le dise, vu que j'ai pas grand'chose d'autre à dire.
Ah si: il semblerait qu'on m'ait pris un abonnement à la semaine de crotte à mon insu, ces derniers temps (on est prié de résilier bien vite, avec mes remerciements).

mercredi 14 février 2018

Ce midi, entre la poire et le fromage

Puceminus: Tu sais, j'ai suuuper bien réussi mon contrôle de S.V.T, celui où il fallait légender le pénis.

dimanche 11 février 2018

Y neige (plus)

Puceminus a séché deux jours pour cause de collège fermé et Minipuce est rentrée à la maison dès le jeudi après midi pour cause de lycée en panique Rentrez chez vous tout de suite, les internes, après les routes vont être bloquéééés  (ça, c'était après avoir reçu, le matin même, un texto qui disait Si à cause des conditions météorologiques vous ne vous sentez pas en sécurité pour venir au lycée, vous êtes autorisé à ne pas venir) c'est fou comme ça flippe dans le secondaire, alors qu'en primaire, on ne nous a rien demandé, et surtout pas si on se sentait en sécurité ou non, -vous pensez bien ce que j'aurais répondu.
Mais c'était pas perdu pour tout le monde, allez, Puceminus a profité de ses journées libérées pour convier ses copains à dévaler en luge notre descente de garage, the pente de garage à 45% et qui tourne (je te prie), célèbre au delà de l'Eure et du Loir. J'ai prié le petit Djésusse en combi de ski de velours de ne pas retrouver trop de cervelle écrasée sur le crépi de mon mur et fait sécher le soir gants moufles bonnets et chaussettes, que je me serais crue au ski, c'était dépaysant comme tout en rentrant du boulot.
Bon ben en attendant, y neige plus, et demain c'est école pour tout le monde, vu que tout le monde se sent bien en sécurité pour y aller, oh yeah.

mercredi 7 février 2018

Vrac, micmac et foutrac du mercredi soir tout plein de neige et tout décousu.

Il y a vingt et un ans moins quelques heures naissait Brisefer-mon-fils, je profite de ce qu'il lit ce blog à ses heures perdues (et quand il n'est pas occupé avec Touteminimignonne) (coucou, Touteminimignonne!) (elle lit aussi ce blog à ses heures perdues, spourssa) (quand elle n'est pas occupée avec Brisefer) (coucou, Brisefer!) (bon, j'arrête) pour lui souhaiter un peu à l'avance (mais avec ces quelques centimètres de neige qui désorganisent toute la France et parce qu'à marcher dans la neige on n'avance pas vite, je ne sais pas où je (j'en) serai demain soir à la même heure, alors je préfère m'y prendre à l'avance) un très joyeux anniversaire, mon fils.
J'en profite pour partager avec vous cette réflexion que je me faisais à l'instant (émue, la réflexion, quand je pense à mon Brisefer nouveau-né): les vingt quatre premières heures de sa vie, Brisefer n'a fait que dormir et n'a pas réclamé à manger (le truc de dingue, je me comprends). Et mon Brisefer, rien que pour toi (presque): au petit matin qui a suivi ta naissance, je me suis réveillée (tu ne pensais pas encore à manger, je dormais, figure-toi) en me souvenant que j'avais un tout petit bébé dans son berceau à côté de moi, et j'ai eu une bouffée de bonheur, comme jamais plus je n'en ai eu dans ma vie.

Aucun rapport avec Brisefer et son légendaire appétit, mais je tenais à vous faire savoir qu'il ne fait pas bon être inspecteur des services vétérinaires de par chez moi.


La mairie de Chartrescityville a publié tout à l'heure un communiqué incitant les familles à ne pas mettre leur enfant à l'école demain. Heureusement que j'ai lu jusqu'au bout avant de sortir me rouler nue dans la neige: les écoles resteront ouvertes néanmoins.

(et je me demande bien pourquoi, vu que les enfants doivent rester chez eux, hum.)
Je vous aurais bien proposé quelques images de Mads qui se roule nu dans la neige (j'ai été frustrée de roulage à poil dans la neige, on dirait), mais vous n'allez pas me croire: je n'en possède pas (et ça manque gravement à ma collection, on est bien d'accord).

samedi 3 février 2018

La longue et difficile histoire du manuel de français de CE2 (mais qui finit bien)(pour presque tout le monde).

Il y a peu, on m'a refilé un livre de français de CE2. 
J'ouvre une parenthèse. Les gens autour de moi, quand ils ont chez eux de vieux bouquins d'école de leur mioche quand il était petit, ils me les refilent. Les gens autour de moi = mes voisins, mes amis, la maman du GrantAmour de Minipuce. De vieux bouquins = des manuels de quand le gosse était au CE2, donc, alors qu'il entame sa troisième année de fac, genre. Pas vraiment de première fraîcheur, tu vois. Et qui ne me sont d'aucune utilité dans ma classe de mater, en plus. Mais il y a toujours des gens qui pensent qu'un vieux bouquin de français de CE2 qui pue la mort, ça doit forcément t'intéresser, juste parce que tu es instit, que veux-tu.

Je reprends: il y a peu, on m'a refilé un livre de français de CE2 dont j'avais rien à foutre, donc j'ai tenté de le refiler à copine F., qui enseigne en élèm, -la grande folle-, un jour où on allait boire un papo-thé toutes les deux dans notre endroit habituel.

Nan, parce que, j'ouvre une deuxième parenthèse, une instit ne jette jamais un manuel, petit malheureux, même pourri moisi et parasité, un manuel de classe ça peut toujours servir à quelqu'un (d'autre).


J'ai eu beau jouer l'enthousiasme du chouette cadeau que je lui faisais, Copine F, en voyant le bouquin, elle m'a fait sa tronche de Te fous pas de ma gueule, vu que c'est pas la première fois que j'essaie de lui refourguer un truc pas de toute première fraîcheur, et qu'elle les repère de très loin, parce qu'elle aussi, figure-toi, elle a tout un réseau de gens qui la harcèlent avec leur manuel de français de CE2.

Bref, Copine F., elle n'en a pas voulu, de mon livre. Même pour découper quelques exercices deci-delà, même pour en faire des ribambelles en art visuel, elle voyait bien que c'était un bouquin complètement naze, -le pauvre. Et comme il était un peu lourd, et qu'il prenait toute la place dans mon sac, et qu'elle ne voulait surtout pas s'en encombrer pour aller le jeter chez elle non plus, on a fait quelque chose de très mal, presqu'un délit dans notre profession, on l'a posé par terre discrètos dans un coin du salon de thé, on l'a abandonné là, on s'en est débarrassé salement. (En même temps, si ça se trouve, il y a quelqu'un qui aime bien le papo-thé et qui, si c'est pas de la chance, ça, a un mioche au CE2, c'est peut-être pas perdu pour tout le monde, hein, ce n'était pas si Mal que ça).

N'empêche, après le papo-thé, on est parti en catimini, tout en riant sous cape de comment on avait enfin réussi à se débarrasser de cette saleté de bouquin.

Hier, je retourne au même endroit avec Thémilia et copine N., et je suis pas plutôt entrée que la serveuse me saute dessus, rayonnante, Regardez ce que je vous ai mis de côté que vous avez oublié la dernière fois avec votre amie! Je ne sais pas si c'est à vous ou à elle, mais en tout cas, il vous attendait!
Vous pensez bien que je me suis empressée de dire que c'était à elle, et qu'elle viendrait le chercher elle-même, j'allais lui envoyer un texto pour la prévenir, elle allait être drôlement contente d'apprendre qu'on l'avait retrouvé.

vendredi 26 janvier 2018

Le blues du vendredi soir.

Mes chers amis, j'ai bien peur de n'avoir pas grand'chose de bien rigolo à vous raconter ce soir*, je vis dans un monde où on ferme les classes des écoles et où dans les écoles où tout le monde s'entendait bien jusque là on se met à se faire la gueule, où on ferme un collège pour le vendre à une vitrine de cosmétique, où les bêtes féroces se font mordre par un chat méchant et boitent, où la grippe sévit et vous met KO pour la semaine, et où les jeunes filles en prépa ont des brûlures d'estomac.
Heureusement que dans ce monde il y a Mads et que lui et moi filons le parfait amour (je vous assure), c'est bien là ma seule consolation, je ne vois pas ce que je pourrais conclure d'autre, vous vous doutez bien.


(*sinon que la nuit dernière, l'Ours a HURLE pendant son sommeil très profond qu'il fallait jeter (quelque chose de très indistinct, ndlr) à la Loire, depuis je me demande bien quoi, il ne s'en souvient absolument pas mais il est "presque sûr" que ce n'est pas moi.)

dimanche 21 janvier 2018

Vrac micmac et foutrac du dimanche soir, en coup de vent.

(Juste histoire de faire oublier que je n'ai rien écrit de la semaine) (compliquée, la semaine, mais moins que celle qui m'attend) (pas comme celle de Brisefer-mon-fils-sans-souci, qui, en vacances pour une semaine après ses partiels, m'annonce le vendredi soir qu'il vient d'acheter ses billets d'avion pour le lendemain et qu'il s'en va à Grenade une semaine, allez hop là! si je peux j'irai même skier une journée à Sierra Nevada (et il m'envoie quelques jours plus tard un selfie de lui toutes dents étincelamment (si je veux) blanches dehors avec la neige et les remontées mécaniques juste derrière, alors qu'il est parti avec un jean aux fesses et un bagage cabine, il est comme ça, mon fils-diiingue-)

J'arrive après la bataille, vous allez me dire, mais malgré tout le bien que j'entendais dire de Philippe Jaenada, je n'avais jamais accroché -j'ai le souvenir d'avoir commencé et vite abandonné le chameau sauvage, dans mon souvenir, c'était très chiant. Mais depuis que j'ai adoré La serpe, je me suis jetée sur tout ce que j'ai pu trouver de lui, et figurez-vous que je me suis passionnée pour Bruno Sulak, -le beau gentleman cambrioleur de bijouteries dont en bonne midinette que je suis je suis tombée amoureuse, vous pensez bien-, une vie palpitante et qui finit mal, hélas. Philippe Jaenada, j'aime tes mains.

Sous vos applaudissements mes amis, cette année, pour une fois, nous avons fêté l'annive de Puceminus devant autre chose qu'une raclette/galette (raclette/crumble aux poires, *un petit peu* plus diététique que d'habe, hein). Oui, le plus jeune de mes enfants a quatorze ans, jamais je n'aurais pensé que ça puisse arriver un jour (je vous jure), j'ai bien besoin de réconfort, je crois, vous savez ce qui vous reste à faire.

dimanche 14 janvier 2018

Une classe qui ferme, c'est comme (et pardon si je suis vulgaire).

Début d'année difficile à l'école avec une très sérieuse menace de fermeture de classe chez nous.
Il va falloir que je me maîtrise je me contienne face à tous les collègues ici et là qui nous font la mine contrite en disant Ouiiii c'est dommage de fermer une classe, c'est sûuur, mais booon: c'est un peu normal de fermer là où on est moins nombreux, il y a des classes où on est bien plus (mais on vous soutient, hein, on est avec vous!).
Alors que bon sang, battons-nous pour des classes peu chargées partout. Au passage, dédoubler quelques CP, c'est bien,  mais si pour ça on ferme des classes de mater, alors les CP seront moins bien préparés, et si on ferme des classes en élem, ça aura été bien la peine de dédoubler les CP, non non??






ALORS LA, je vous dois une explication, je suis bien d'accord.
Celzéceux qui suivent assidûment (il doit bien y en avoir un ou deux) savent que j'ai en réserve un certain nombre (un nombre certain) d'images de Mads (dans sa jeunesse) assez improbables (hum) que j'ai bien du mal à caser dans mes billets (maintenant on voit *un peu* pourquoi, hein)


Celzéceux-là même doivent se dire qu'ils sont bien contents que je les sorte enfin, ces fameuses images, 
mais qu'elles tombent un peu comme une mouche dans le potage.

mais PAS DU TOUT, je leur réponds, voyez ça comme une métaphore magnifique :

fermer une classe, c'est exactement du même ordre que se priver de la reine des b.. de Mads,
c'est juste BIEN DOMMAGE.

jeudi 11 janvier 2018

Ce qu'est la vie

Cet après-midi, mon petit R. et ses trois ans tout neufs qui se lève ronchon de la sieste et qui vient me voir dans la classe où je suis occupée avec les grands, en caleçon, son pantalon à la main:

- tu mets mon pantalon, maîtresse!
- euh, R., TU mets ton pantalon, et si besoin, je t'aiderai à le fermer.

- (résigné, s'asseyant par terre pour enfiler son pantalon) oui, moi je mets mon pantalon et toi tu m'attaches, c'est ça, la vie.


je t'aiderai à attacher ton pantalon, Chaton.

dimanche 7 janvier 2018

Mes petits bonheurs*

- Passer une journée avec ma mère dans ma ville natale, passage au salon de thé de ma jeunesse déco toujours aussi kitsch et glaces toujours aussi excellentes compris - discuter un quart d'heure sur le trottoir avec une ancienne mère d'élève et collègue rencontrée au marché et décider de poursuivre au café tout proche devant un bon thé chaud - réciter mon texte à Puceminus et l'entendre rouspéter que je le sais paaaas et penser à ma vengeance la prochaine fois que je l'interrogerai sur ses verbes irréguliers d'anglais - Aller marcher au bord de l'Eure avec copine F., qui quand elle patauge dans la gadoue jusqu'aux chevilles se lamente que le pire, c'est que c'est dans sa voiture et pas dans la mienne qu'on va en foutre partout pour rentrer, parce que c'est elle qui véhicule aujourd'hui - siroter au coin du feu le thé de Noël offert par Touteminimignonne avec la bête féroce étalée de tout son long sur les genoux qui en bave de bonheur (je n'exagère rien) et un bon bouquin dans les mains (je vous ai dit combien j'avais aimé La serpe? eh ben qu'est-ce que vous attendez pour le lire, bande de rigolos?)- Recevoir des bons voeux pour la nouvelle année par la Poste (bon, deux cartes seulement, hein) (mais il n'y a qu'outre-Atlantique qu'on est poli, faut croire, parce que les deux viennent de là) - Manger une galette sèche (mais ça n'arrive jamais, personne n'aime la galette sèche à part moi, et il faut toujours se farcir de la pomme ou du chocolat ou pire de chez pire, de la frangipane, heeurke, je suis bien malheureuse.)

* on va pas s'laisser abattre, hein. Et vos petits bonheurs à vous, c'est quoi, dites un peu pour voir.

vendredi 5 janvier 2018

En voiture! (Simone)

En voiture avec ma mère (il pleuviotasse légèrement): "Ralentis. Tu risques de rencontrer une flaque d'eau qui va t'éclabousser et tu feras de l'aquaplaning". Bellzouzou l'aïeule ne sait déjà plus le titre ni l'intrigue du bouquin qu'elle a fini hier soir, mais elle a parfaitement retenu le nom, les symptômes, les causes et les conséquences de tous les dangers possibles et imaginables dont elle a entendu parler dans sa vie.

mardi 2 janvier 2018

Vrac micmac et foutrac de début 2018

Et ces vacances, merci de demander? Elles vont bien, elles vous remercient. Et maintenant que les fêtes sont finies, on va enfin pouvoir passer à autre chose, avec votre permission. (Avec les copains, on prévoit un réveillon 2018 qui déchire et tue, dont on avait dit, en 2017, qu'on commencerait à le préparer dès le 2 janvier 2018. Mais à la vérité, on s'y mettra seulement le 3, parce que c'est un peu marre, là, voyez).

J'ai eu le plaisir de faire la connaissance du Voile pudique de Brisefer mon fils, et je confirme ce que disait mon beaup: elle est absolument charmante (comme moi) et elle a bien mérité son titre de Touteminimignonne, adopté, vendu.
[Il ne faut pas que tu dises trop de bien d'elle, m'a expliqué Bellzouzou l'aïeule au téléphone, sinon ça va mettre la pression à Brisefer et c'est la meilleure façon que cette histoire se termine vite. (Ma mère, c'est Tata Sigmund qui s'ignore).]
J'ai encore mieux dormi que quand j'ai mes trois enfants réunis sous mon toit, bien que quatre jeunes chantant dans mon salon jusque tard le soir, ça fait du bruit, je vous assure, l'Ours a dû s'enfoncer les boules (quies) bien profond dans les oreilles, il confirme.
N'empêche, les jeunes de maintenant, c'est fou ce qu'ils dorment le matin, hein; à 10 heures, je textotai copine Flo pour tout autre chose, et lui confiai au détour de la conversation que les tourtereaux étaient encore au lit; c'est une information qui l'a intéressée plus que tout le reste il faut croire, parce qu'elle m'a ensuite envoyé un message toutes les demi-heures pendant très longtemps pour me demander s'ils étaient enfin levés et comme ils ne l'étaient toujours pas, on a fini par se poser toutes les deux la même question en même temps Tu crois qu'ils font des trucs??!

Côté lectures, j'ai apprécié mollement La disparition de Josef Mengele d'Olivier Guez, un peu trop docu et pas assez roman à mon goût, en revanche, ce qu'il faut absolument que je vous dise, c'est combien j'ai aimé La serpe de Philippe Jaenada, énoorme pavé de six cent trente quatre pages (et c'est encore plus impressionnant écrit en toutes lettres, je dis), une enquête sur l'histoire d'Henri Girard, personnage ambigu qui fut l'auteur du Salaire de la peur qui inspira le film de Clouzot, fut accusé en 1941 d'avoir tué trois membres de sa famille à coups de serpe et en fût acquitté. Palpitant, ultra documenté (sans que ça me dérange, pour le coup) et d'une drôlerie délicieuse (les apartés de l'auteur). C'est mon livre préféré de 2017, je crois (il était temps).

A part ça, en vrac et entre parenthèses, Mads a passé Noël au Pérou, (ça vous fait de belles jambes et à moi aussi, tiens), ma boîte aux lettres est restée définitivement vide (de quoi vous savez, pas la peine de m'étendre là-dessus non plus je sais ce que vous en pensez), Puceminus (qui est devenue une enfant assez difficile à table en grandissant, alors que petite, elle ne s'est jamais gênée pour téter goulûment sa mère et lui faire pendre les nichons dans les grandes largeurs), a réveillonné chez sa copine (dont la maman, Portugaise, avait cuisiné des escargots, des plats raffinés que je ne savais même pas que ça existait et pour un peu de la bave de chameau), et s'est déclarée enchantée de tout ce qu'elle a découvert et englouti, nous avons mangé japonais le soir du réveillon (les grands fous!), Névrosia s'est remise à écrire (dingue, je sais) et Brisefer-peur-de-rien est parti en vacances en plein coeur de la tempête Carmen et n'a, je cite rien vu rien entendu (mais je suppose que c'est parce qu'il était trop occupé à faire de trucs).

Je vous souhaite l'année 2018 bonne et joyeuse, je propose de commencer par un(e) bon(ne) gros(se) (g)rêve général(e) (et vive les parenthèses).

vendredi 22 décembre 2017

C'est l'heure.

Bon mes petits amis, c'est pas tout ça, mais il est temps de se souhaiter le Noël joyeux et de se dire à l'année prochaine, hein. J'ai décidé de passer mes vacances à ne rien faire, et ça va beaucoup m'occuper. J'ai une montagne de livres et de films en retard, des amis à voir, une pièce sur le feu avec du texte à apprendre. Pis je guette le facteur aussi, des fois que Mads soit touché par la miséricorde divine et décide de répondre à ma lettre (après tout, au Danemark ils ont probablement l'équivalent du Mieux vaut tard que jamais).
Et pour vous dire tous mes petits secrets, il n'est pas tout à fait impossible que d'ici quelques jours je fasse la connaissance de Voile pudique. Brisefer a évoqué l'éventualité de lui faire découvrir sa bonne Chartrescityvillenatale, et accessoirement de lui présenter sa mère sa famille. Le seul de la famille à l'avoir déjà rencontrée est le grand-père paternel de Brisefer, vous pensez bien que je l'ai appelé vite fait pour lui demander le kikekoidonkesetkomenkellè. Elle m'a fait très bonne impression m'a-t-il répondu (il a l'âge qu'il a pour parler comme ça, mon beaup', voyez), elle est très gentille, jolie et grande comme toi. Pour baptiser Voile pudique qui est grande comme moi et que j'aime déjà comme ma propre fille, -la preuve: ce sont les noms que j'aurais donné ici même à mes propres enfants si j'en avais eu encore (dieu m'en préserve), j'hésite entre Touteminiminus ou Touteminimignonne. Vous me direz ce que vous préférez, ça me fera du comm'.
Allez, Noël joyeux, mes amis, mangez du Christmas spirit, c'est bon.

dimanche 17 décembre 2017

Tranquille Emile.

Bon, un week end comme ça, plus tranquille ça se peut pas, Brisefer était en Vendée¨(pas tout seul) (voile pudique) (voile pudique qu'il a choisi de présenter d'abord à son grand-père plutôt qu'à sa mère) (c'est un scandale) (mais j'ai reçu un selfie d'eux sur la plage, cheveux au vent) (ahkanmème), Minipuce était chez les aïeux Bellzouzou (avec des devoirs de 4 heures sur table tous les jours de la semaine à venir à préparer, j'étais mieux à ma place qu'à la sienne, c'est rien de le dire) et Puceminus était invitée à un anniversaire depuis samedi midi jusqu'à dimanche midi. Autant vous dire que l'Ours et moi on en a laaargement profité, entre lectures, resto, calme et volupté, et plus si affinités.
Mais du coup j'ai pas grand chose à vous raconter, c'est bêêête, hein?

(Ah si, l'autre soir, avec Thémilia, on était en voiture derrière un gars à vélo dont on voyait la raie du cul sur 10 centimètres, au moins) (à mon avis, ce gars-là était plombier) (et vu que dehors il faisait -2°, ce gars-là n'était pas frileux du tout, ou alors, c'était un exhibitionniste première catégorie, parce qu'avec ce froid, n'allez pas me faire croire qu'il ne le sentait pas, qu'il avait la raie du cul à l'air, hein) (dites-moi ce que vous en pensez, de cette terrible affaire).

mercredi 13 décembre 2017

Délicieuse enfant.

Puceminus, ma toute petite, ma gracieuse et délicate enfant et toujours attentive aux autres -depuis sa plus tendre enfance-, ce qu'elle n'aime pas, mais alors pas du tout, c'est se retrouver coincée au portail par notre vieille voisine de quatre-vingt ans qui ne la lâche plus, pensez donc, tant elle est heureuse d'avoir trouvé quelqu'une à qui raconter par le menu dans l'ordre ses varices sa cataracte sa hanche en plastique ses cors aux pieds,
alors Puceminus, ma toute petite, ma gracieuse et délicate enfant, elle fait bonne figure et elle ronge son frein, (elle a pris quelques cours de diplomatie en grandissant) mais sitôt -enfin- rentrée à la maison, elle nous livre son impitoyable verdict.
Oooh, à son âge, au lieu de perdre son temps à se plaindre, elle ferait mieux d'attendre la mort!